Onishi !!!


Me re-voilà !

En direct du Japon cette fois-ci !

Je suis arrivée depuis jeudi soir seulement et déjà j’ai l’impression d’avoir été ici depuis au moins 2 semaines tellement de choses se sont passées.

D’abord un incroyablement long vol de Montréal à Beijing.

13 heures.

5 de ces heures passées à parler et à rire avec Charlotte, ma merveilleuse amie avec qui je vais travailler à la résidence Shiro Oni pendant 6 semaines.

Le reste des heures passée à manger et essayer de dormir sans réussir.

Les avions, c’est bizarre.

Un état d’inexistence.

Le temps et l’espace n’existent plus.

Les heures ne font plus de sens et le temps passe plus lentement qu’à l’habitude.

C’est comme être dans un monde à part.

Un genre de pays inexistant et existant à la fois.

Un pays ou un territoire de transition qui est partout et nulle part à la fois.

Après 8 heures passées à explorer le Kamasutra du sommeil afin de trouver LA posture qui permettrait d’enfin dormir, l’avion se pose finalement à Beijing pour un petit/long layover de 14h qui sera lui aussi parsemé d’incertitudes.

Après 20 minutes de taxi, environ 2 heures pendant lesquelles on cherche, ou plutôt il faudrait dire NOUS cherchons ladite adresse de notre lieu de sommeil AirBnBien. Je dis nous puisqu’on a du demander à la moitié de la population du quartier de nous aider à trouver ladite adresse (je tiens ici à mentionner que les adresses en Chine, comme au Japon, suivent un système assez particulier, tellement particulier que même les gens de là-bas ne sont pas capables de trouver l’endroit….). Bref, vous vous en doutez sûrement, mais oui, on a réussi à trouver.

Je tiens à remercier du fond du cœur le gardien de sécurité (ou quelque chose du genre) d’un stationnement pas loin qui, étant donné qu’il ne parlait pas beaucoup anglais comme la majorité des habitants de Beijing, a contacté un interprète privé pour nous aider…! C’est dans un air lourdement chargé en humidité et en sons quasi électroniques mais d’origine animale que l’hôte de notre Air BnB est venue nous rejoindre. S’en suivra une chouette soirée passée en sa compagnie et une nuit troublée par des Poltergeist qui donnaient de gros coups sur notre mur de chambre et qui nous réveillaient à toutes les 30 minutes.

4h30 de sommeil et BAAAM ! il est temps de retourner à l’aéroport. Hop ! Un autre taxi (tiens c’est bizarre… 5 minutes de moins pour faire le trajet et 3$ de plus… HMMM… bon on chialera pas, ça revient à genre 4,25 $ CA…) Petite soupe aux nouilles et won-tons au porc pour déjeuner et HOP ! Retour dans le non-espace flottant puis 3h de taxi encore qui nous mèneront aux studios Shiro Oni dans Onishi qui se trouve dans la préfecture de Gunma. C’est une très petite ville. Les maisons sont entourées de forêts et de montagnes irrégulières.

Comme c’est bon de se retrouver au Japon après 4 ans d’absence ! ENFIN on comprend un peu ou même assez bien ce que les gens nous disent. On arrive à communiquer contrairement à Beijing ! Bien contente de toutes ces connaissances accumulées de japonais !

À notre disposition, nous les 10 artistes internationaux, une maison traditionnelle de 3 étages vraiment trop géniale.

Shiro Oni est vraiment différente comme résidence. C’est la première fois que je côtoie d’autres artistes lors d’une résidence. Il y a tout plein d’ateliers auxquels participer et on est vraiment immergé dans la culture. Les habitants d’Onishi sont très accueillants et heureux de nous y voir. C’est parfait pour pratiquer son japonais ! yahoo !

Aujourd’hui on a fait le tour des espaces ateliers et on a trouvé le nôtre qui se trouve au 2e étage d’une petite maison. Il y a des tatamis partout sur le sol. L’espace est parfait. On a aussi trouvé l’espace qu’on occupera pour l’exposition à la fin. Un genre de maison/bunker avec des portes de ciments d’environ 10 cm d’épaisseur et qui est reliée à une brasserie (je ne me rappelle plus le lien par contre… p-ê on y gardait des bouteilles ? de l’argent ? ) voir--- la petite maison blanche ci-dessous !

C’est vraiment incroyables les choses que je vois, que j’entends, que je sens depuis mon arrivée. Je n’en reviens juste pas d’être ici en train de vivre tout ça et de travailler sur mes projets. Quel privilège !

Jeudi soir, je n’arrivais pas à dormir et je me suis levée de mon futon pour regarder les montagnes que je n’avais pas pu assez voir depuis mon arrivée. Dans la noirceur, je ne pouvais voir que leurs silhouettes et de petites lumières dans les maisons avoisinantes. J’ai été prises par toutes les émotions que j’avais retenues en moi depuis mon départ et j’ai pleuré. Indescriptible comme moment. Un mélange de décalage, de tristesse, de solitude, de joie, d’extase, de reconnaissance, de peur. C’était parfait comme moment.

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