Thé vert, friperie et performances

Chouette tranquille journée hier.

Comme prévu, je suis allée faire un tour au Uff (genre de Renaissance).

Samedi, ils avaient un spécial : TOUT à 1€ !!!

WOW !

Fallait pas que je rate ça !

Je me suis trouvée 5 morceaux dont une chemise trop nice !

Ensuite, petit tour à la boutique de thé Teepolku.

Petite place trop cute ! Avec vraiment de beaux accessoires.

: )

Ce n'est pas le propriétaire qui m'accueille mais plutôt sa mère.

Je lui demande le fameux : « Puhutko Englantia » ?

Mais malheureusement, non elle ne parle pas beaucoup anglais.

Mais elle me dit que son fils, lui oui.

Elle l'appelle donc pour que je puisse lui poser mes questions.

C'était tellement cute !

Bien sûr, si vous me connaissez, vous savez déjà que j'ai demandé pour un thé vert japonais...!

ahhhahaha!

Il y en a plusieurs, dont certains assez chers, je pense à un sac de Hojicha (un thé qui n'est pas cher habituellement) à 27 €... !

Mais je choisis un Sencha AAA Saemidori de cette année.

50g pour environ 7 €.

J'aurais bien aimé rencontrer le propriétaire afin de discuter avec lui des thés, en sentir (particulièrement un oolong Thaï très intrigant)... j'y retournerai c'est clair.

En payant, je lui dis en finnois que je suis canadienne et je pense qu'elle a trouvé mon effort particulièrement charmant.

En y repensant, je réalise que j'aurais pu me débrouiller en finnois pour demander ce que je cherchais (je connais tous les mots pour dire thé vert japonais et « je veux »...)

J'ai raté une occasion.. !

ahahahha

Je suis repartie avec mon thé et tout plein de bonheur de cette belle rencontre.

(oh ! après, c'est un peu ordinaire, mais je suis allée faire un tour au gros H n M... je voulais voir si c'était bien différent des nôtres. Oui, un peu. Section pour la maison, section sous-vêtements et section pour enfants... et les vêtements aussi, ne sont pas les mêmes que ce qu'on peut trouver au Canada. Je le sais parce que j'ai vu un genre de manteau léger avec un tissu trop incroyable, avec des fleurs qui semblent glitchées. C'était 59 € donc j'ai regardé si jamais je ne le trouverais pas sur le site canadien pour le payer moins cher, mais non... le voici : http://www2.hm.com/fi_fi/productpage.0596169001.html)

Puis, en soirée, je suis retournée au Kutomo.

Encore une fois, 2 performances.

La première.

Water Fall 6

(une performance qui examine la transformation et les relations... )

2 filles habillées de la même manière tiennent un microphone (un SM57... désolée... j'ai pas pu m'en empêcher... déformation professionnelle.)

Elles répètent inlassablement, de toutes les manières possibles la phrase : « Every morning, when I wake up, I think of you and...).

Plutôt intéressant et mystérieux.

Mais qu'est-ce qui vient après ???????????

L'attente est quasiment insoutenable.

J'adore.

(on ne le saura jamais by the way...)

(je dois aussi mentionner ici que je trouve ça incroyablement mignon, les accents. En les écoutant, je ne pouvais m'empêcher de craquer pour la façon dont elles prononçaient le mot You (qui sonnait plus comme Yu, que You))

Le partage du même micro faisait naître une véritable chorégraphie de partage et de gestuelle entre les 2.

Inlassablement, elles répètent la même phrase, mais en changeant parfois l'orde des mots, parfois en s'acharnant sur certains, puis s'arrêtent et pointent le microphone vers le public.

Est-ce qu'elles auraient souhaité que nous aussi, nous prononcions la fameuse réplique ?

Je n'étais pas certaine.

Ça a certainement ajouté un élément de tension.

Vont-elles nous demander de participer, de le dire à tour de rôle ?

(oh ! le moment que j'ai le plus aimé... elles étaient loin une de l'autre et puis pour prendre la relève dans la fameuse phrase, une des filles a du tirer tranquillement et longuement sur le fil du micro qui était par terre pour pouvoir le prendre à son tour : GÉNIAL !)

Puis, une deuxième partie.

Dans un espèce de marathon circulaire, les filles enlèvent et remettent leurs vêtements en se les échanger dans leur parcours sans s'arrêter ou presque.

Parfois, dépendant de ce qui est disponible, elles peuvent se retrouver avec 2 paires de shorts, ou 2 chandails.

C'est visuellement très intéressant.

Puis, troisième partie.

Une des filles commence à verser de l'eau directement sur le sol à partir d'un gros bidon.

Le fait de voir une action d'ordinaire « interdite » se dérouler devant soi crée un sentiment (que je n'arrive pas à nommer) mais ça cause quelque chose d'intéressant.

ahahahha

Aussi, c'était plutôt intéressant sonorement parlant.

Ça se termine avec l'arrivée d'une nouvelle phrase/nouveau processus.

L'autre fille, récite des choses qui ne font pas vraiment de sens mais qui sont très poétique : « The eyebrow falls on the nose, the nose falls on the lung, the lung falls ... » pendant que l'autre continue à déverser et/ou boire et recracher l'eau sur le sol.

C'était pas mal comme performance.

On sentait la maîtrise, le travail des deux filles.

Encore une fois, par contre, c'est souvent difficile de comprendre le lien qui unit les différentes parties. C'est ce que je reproche souvent à ce genre d'œuvres.

Malgré tout, je pouvais ressentir un lien, même s'il est plutôt inexplicable.

Bon signe, non ?

Vous pouvez voir les autres versions de la performance en ligne, mais elles sont très différentes les unes des autres et aucune autre semble contenir du texte.

En voici une version :

https://vimeo.com/226469849

La deuxième.

Birthday #2

(dans les notes de programme, l'artiste raconte qu'il s'est inspiré de moments de solitude quand il était enfant. Des moments axés sur la connection avec des objets et la gestuelle, la répétition et la musique)

Dans une autre pièce du Kutomo, cette fois-ci très éclairée, l'artiste est agenouillé au sol et semble exécuter une drôle de danse avec le haut de son corps, suivant la musique qu'on entend.

Dans l'espace sont répartis des objets qui semblent ne pas avoir de lien entre eux : 2 cannes à pêche, une guitare, des rubans dorés, un ventilateur....

S'enchaîneront plusieurs pièces (3-4 ?) pendant lesquelles, l'artiste continue inlassablement de se mouvoir.

Honnêtement, je finis par trouver ça un peu long.

J'ai de la difficulté à embarquer dans son monde.

Puis, à un moment donné, la musique cesse, la danse aussi.

La petite radio se met à produire un bruit blanc.

Très bonne idée : l'artiste se déplace dans l'espace avec la radio, créant ainsi des variations de timbre sur le son entendu.

Puis, il la dépose au sol et se met tranquillement à répartir, à installer les objets dans l'espace.

Beau.

Ça a quelque chose qui rappelle presque le rituel.

Il accroche un morceau de glace dans lequel est emprisonné un ruban doré à une des cannes à pêche pour que l'eau qui dégoutte tombe sur un cabaret en métal en produisant un son.

Puis, il allume le ventilateur, en approche la guitare qu'il pose sur le sol, tout près.

Finalement, il apporte une branche d'arbre qu'il avait préalablement décorée de rubans dorés et la dépose de sorte qu'elle « recouvre » la guitare.

Le vent fait en sorte que les rubans se déplacent et en se déplaçant, ceux-ci touchent aux cordes (qui sont accordées dans un mode spécial) et crée ainsi une mélodie random.

YES !

J'adore.

Par contre, je n'ai pas aimé le retour au mode danse du début.

C'était tellement long.

Je me sentais comme prise en otage.

Sérieusement.

Je me demandais vraiment si c'était pour s'arrêter un jour.

ahhahah

Pas de video en ligne, malheureusement, mais voici son site web :

https://mikkoniemisto.wordpress.com/portfolio/birthday-2/

Après, petite fête.

Je rencontre 4 artistes qui sont présentement en résidence à une autre galerie, à 30 minutes de Turku.

Une vient de Grèce (mais habite à Berlin), l'autre il me semble est Kurde, un vient de Helsinki et l'autre je ne suis pas certaine.

Une belle gang.

Je les reverrai certainement.

: )

Pour accompagner le tout, de la musique techno live par un duo fort intéressant.

Puis, on décide de partir.

Elina et moi, on va boire un verre à un bar qu'il faut vraiment essayer semblerait.

Chouette soirée.

C'est surprise de voir à quel point Turku est encore ultra actif vers les minuit (même plus qu'à n'importe quel autre moment de la journée) que je retourne chez moi en faisant gaffe de ne pas glisser sur la petite couche de frimas qui s'est déposée partout où je dois poser les pieds.


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